Marie-Claire Yandju et la revanche du manioc : quand la science congolaise défie le pain béni du blé
Dans un pays où la farine de blé règne en impératrice importée, une femme a décidé de saborder cette monarchie culinaire. Son nom ? Marie-Claire Yandju, professeure de biologie moléculaire et spécialiste en technologie alimentaire et nutrition à l’Université de Kinshasa. Son arme secrète ? Le manioc. Oui, ce tubercule national, trop souvent relégué au statut d’accompagnement de fortune, se dresse désormais en alternative crédible face à l’hégémonie du blé.
La farine panifiable du manioc est une farine non fermentée, sans odeur, sans micro organisme
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
Entre entrepôts, usine et champs, Hélène Gakuru a tenu à s’assurer que l’entrepreneuriat soutenu par le gouvernement congolais se traduit en succès concrets. Une visite qui marque aussi un engagement fort en ce mois de la femme, avec la mise en lumière des initiatives féminines dans l’économie nationale.
Le Haut-Katanga, région stratégique de la RDC, se retrouve au cœur d'une crise sanitaire qui interpelle les consciences. L'alerte lancée par le gouvernement congolais sur la présence d'aflatoxine dans certaines marques de farine de maïs en provenance de Zambie est désormais une réalité préoccupante. Les services étatiques, autrefois endormis, se mobilisent enfin aux frontières pour protéger la santé des Congolais.
A Busunju, au centre de l’Ouganda, une agricultrice passionnée est en train de tracer un chemin inattendu vers l’innovation agricole et la santé naturelle. Milly Ssebaggala, 49 ans, rêve grand : commercialiser un vin médicinal unique à son genre, produit à partir de champignons, un breuvage qu’elle espère voir consommé aussi bien localement qu’à l’étranger.
Le Réseau des agri-preneurs pour le développement du Congo intensifie ses efforts pour promouvoir les produits locaux sur le marché européen. Lors de la visite, en ce mois de septembre, du ministre d’Etat belge à Bukavu, le réseau a saisi l’occasion pour plaider en faveur d’un soutien accru de la Belgique afin de faciliter l’accès des produits congolais dans l’espace Schengen.
Dans un monde où les idées fusent, mais où les opportunités semblent parfois filer entre les doigts, Kivu Entrepreneurs s’impose comme un phare pour les jeunes pousses de la RDC. Niché à Goma, au cœur du Nord-Kivu, cet incubateur n’est pas qu’un simple lieu : c’est une fabrique à ambitions, un tremplin vers le succès pour des startups et PME innovantes.
Alors que le gouvernement de la RDC agit pour valoriser les richesses du sous-sol, les innovateurs congolais, eux, proposent 11 projets ambitieux pour créer des milliers d’emplois.
Inga, territoire de Seke-Banza, 43 ans après Inga 1 et 2. Les souvenirs des barrages construits sous le règne de Mobutu flottent encore dans la mémoire des habitants. Fierté nationale pour certains, désillusion pour d'autres. Aujourd'hui, le projet Grand Inga, annoncé comme le sauveur énergétique de l'Afrique, se heurte à un obstacle inattendu : la fronde des communautés locales. Entre revendications légitimes et avertissements prophétiques, les habitants d'Inga font entendre leur voix. Et quelle voix !
Depuis la prise de Bukavu par le M23 et la dégringolade économique qui en découle, une nouvelle espèce d’opérateurs économiques a vu le jour : les taxeurs improvisés des services mobiles. Airtel, Orange, Vodacom, Africell… Autant de noms qui sonnaient autrefois comme une promesse de modernité, mais qui aujourd’hui riment avec racket organisé.
Devant une audience captivée, Christian Kalume Kayembe, expert en marchés publics et partenariat public-privé, a livré une présentation dynamique et riche sur les défis et opportunités que ces marchés représentent pour les PME. Ce, lors de la masterclass "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC".
Alors que sa population consommatrice d’eau est passée de 941 000 habitants en 2021 à 2 418 000 en 2023, la ville de l’est de la RDC a vu sa population exploser, avant même l’arrivée, en février 2024, de près de 2 millions de déplacés en provenance de la région de Sake. Une situation qui a créé une pression immense sur les infrastructures de distribution d’eau.
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