Grand Inga : quand les communautés locales font barrage… au barrage !
Inga, territoire de Seke-Banza, 43 ans après Inga 1 et 2. Les souvenirs des barrages construits sous le règne de Mobutu flottent encore dans la mémoire des habitants. Fierté nationale pour certains, désillusion pour d'autres. Aujourd'hui, le projet Grand Inga, annoncé comme le sauveur énergétique de l'Afrique, se heurte à un obstacle inattendu : la fronde des communautés locales. Entre revendications légitimes et avertissements prophétiques, les habitants d'Inga font entendre leur voix. Et quelle voix !
Le barrage Inga 3 est la première phase prévue du projet Grand Inga, qui sera développé sur le fleuve Congo
Puisque les entrepreneurs congolais n’arrivent pas à se positionner sur le marché est-africain, la Chambre de commerce de la République démocratique du Congo au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est plaide pour leur formation et leur mentorat. Le début d’un réveil ?
Lundi 27 février, la Maison Blanche a appuyé sur le bouton pause. Le robinet de l’aide américaine se ferme. Fini les milliards de dollars qui irriguent les continents. La RDC, première bénéficiaire francophone en Afrique de cette manne, se retrouve en première ligne d’une crise qui pourrait dépasser les simples chiffres budgétaires.
Alors que sa population consommatrice d’eau est passée de 941 000 habitants en 2021 à 2 418 000 en 2023, la ville de l’est de la RDC a vu sa population exploser, avant même l’arrivée, en février 2024, de près de 2 millions de déplacés en provenance de la région de Sake. Une situation qui a créé une pression immense sur les infrastructures de distribution d’eau.
Le 24 novembre, l’hôtel Serena de Goma, dans l’est de la RDC, a été le théâtre d’un événement aussi glamour qu’inspirant : "Evening in Black". Organisée sous la thématique "Propulser les marques locales : le branding et la collaboration", la soirée a rassemblé le gratin des entrepreneurs et influenceurs congolais dans une ambiance feutrée et élégante.
Il y a cinq mois, Anthony Nkinzo, alors directeur général de l’Anapi, avait suscité une onde de choc en déclarant sur les ondes de Rfi : "La RDC ne peut se suffire à elle-même". Cette phrase, à la fois provocante et réaliste, traduisait son inquiétude face aux défis économiques colossaux de son pays, tout en ouvrant la voie à une réflexion plus large sur les partenariats économiques nécessaires à la transformation économique de la RDC.
Quand Jean-Paul Lokumu, directeur provincial de l’Anadec au Sud-Kivu, prend la parole, ça ne ressemble jamais à un monologue monotone. C’est une envolée pleine de fermeté et de bon sens. Cette fois-ci, c’est le Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) qui a reçu une salve.
Se trouvant dans le territoire de Shabunda, le gouverneur de province, le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, est parti se recueillir ce vendredi 2 août à Byankungu, sur le pont Ulindi, où une gerbe de fleurs a été déposée en mémoire de toutes les victimes innocentes massacrées durant les rebellions qui se sont succédées par le passé.
Chris Ayale, jeune prodige de l’informatique et fondateur de KivuGreen, n’a pas sa langue dans sa poche. Depuis Goma (est de la RDC), où il dirige avec brio sa start-up spécialisée dans le développement durable, il est aussi devenu l’une des voix les plus critiques envers les absurdités du système de mobile money en RDC. Le CEO s’est récemment attaqué à ce qu’il considère comme un frein majeur à l’inclusion financière : la politique de facturation des acteurs du mobile money.
Au Sud-Kivu, une transformation discrète mais profonde est en marche. Depuis janvier 2023, Primera Gold rebaptisée DRC Gold Trading SA, cherche à restructurer un secteur minier artisanal longtemps synonyme de chaos. Alors que la lumière s’affiche au bout du tunnel, le DG de l’entreprise, reconnu comme meilleur DG par la Société civile rénovée de la RDC, semble être devenu l’icône d’un avenir plus prometteur pour l’or du Sud-Kivu.
Après des années de calvaire, les habitants de Bukavu peuvent enfin relever la tête, ou du moins, éviter de baisser les yeux pour guetter les nids-de-poule qui peuplent leurs trajets pendant la saison des pluies. Un financement de la Banque mondiale a été mis à la disposition du Fonds social de la RDC pour, dans le cadre du projet STEP (Stabilisation de l'Est pour la paix), transformer cinq kilomètres de routes en terrain d’aisance.
Sous un ciel aussi incertain que leur avenir, un groupe de femmes de Goma s'est, le 11 mars dernier, rassemblé pour faire entendre leur voix. À l'initiative de l’organisation Focus des droits et accès, elles ont plaidé auprès du vice-gouverneur du Nord-Kivu chargé des questions administratives, financières et du développement, pour la réouverture des banques, fermées depuis la prise de la capitale du Nord-Kivu par les rebelles.
Commentaires (0)