FIDA 2025 : la RDC sonne l’alarme sur l’insécurité alimentaire liée à l’agression rwandaise
Dans un monde où l’agriculture doit être le socle du développement durable, comment investir dans le premier kilomètre quand la guerre sabote les semences avant même qu’elles ne touchent le sol ? C’est la question poignante soulevée par Grégoire Mutshail Mutomb, ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, lors du 48ème Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole, qui s’est tenu du 12 au 13 février à Rome.
Une vue partielle des participants. Au premier plan à gauche, Grégoire Mutshail Mutomb, ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire
Avec ses immenses forêts tropicales, son potentiel agricole et son climat favorable, la RDC a tout pour devenir un leader mondial en économie verte. Aussi pour entraîner des conflits liés à la propriété des terres, surtout si les droits fonciers ne sont pas clairement définis.
A Busunju, au centre de l’Ouganda, une agricultrice passionnée est en train de tracer un chemin inattendu vers l’innovation agricole et la santé naturelle. Milly Ssebaggala, 49 ans, rêve grand : commercialiser un vin médicinal unique à son genre, produit à partir de champignons, un breuvage qu’elle espère voir consommé aussi bien localement qu’à l’étranger.
En RDC, où la perception négative des technologies numériques entrave grandement son adoption par certains agriculteurs, KivuGreen, une start-up spécialisée dans le développement durable et la protection de l’environnement, avait dû revoir sa stratégie de sensibilisation.
Dans les hauteurs du volcan Nyiragongo, bordant les vallées verdoyantes de l’est de la RDC, une révolution silencieuse prend racine. Des sillons creusés à mains nues émergent des graines d'espoir, portées par le travail acharné de 500 femmes regroupées en 10 organisations paysannes.
Tisya Mukuna, fondatrice et PDG de La Boite, dit La Kinoise, vient de propulser l’entrepreneuriat féminin congolais sous les projecteurs internationaux, en remportant un prix Impact lors d’un concours qui célèbre l’innovation et l’engagement des jeunes entrepreneurs africains. Une victoire qui consacre non seulement son talent, mais aussi son engagement pour l’Afrique.
Pendant que leurs voisins estampillent fièrement leurs produits de labels de qualité, les opérateurs économiques congolais, eux, se heurtent à un mur bureaucratique, entre lourdeurs administratives, corruption et manque d’infrastructures de contrôle. Résultat ? Le commerce transfrontalier de ce grand pays ressemble à un mauvais sketch où les produits congolais sont souvent refoulés ou sous-payés par manque de certification reconnue.
Chers entrepreneurs audacieux et visionnaires, accrochez-vous à vos chapeaux ! Dans la lignée de l’appel à candidatures PME qui s’est clôturé le 29 janvier dernier, le COPA vient de lancer l’appel à candidatures Nouvelles entreprises. Oui, vous avez bien entendu ! C’est l’heure de briller pour celles et ceux qui ont déjà testé leurs produits ou services sur le marché et qui sont prêts à passer à la vitesse supérieure.
A Kolwezi, la capitale du Lualaba, au sud de la RDC, un phénomène tragique se déroule sous nos yeux. Les habitations de certains quartiers, jadis symbole de prospérité et de vie, s’effacent progressivement du cadastre, chassées par l’avancée inexorable des mines.
Ils sont au cœur des débats sur l’énergie, la tech et l’industrie. Trois termes souvent confondus, mais aux enjeux bien distincts. Décryptage d’un vocabulaire stratégique qui façonne notre avenir.
Inga, territoire de Seke-Banza, 43 ans après Inga 1 et 2. Les souvenirs des barrages construits sous le règne de Mobutu flottent encore dans la mémoire des habitants. Fierté nationale pour certains, désillusion pour d'autres. Aujourd'hui, le projet Grand Inga, annoncé comme le sauveur énergétique de l'Afrique, se heurte à un obstacle inattendu : la fronde des communautés locales. Entre revendications légitimes et avertissements prophétiques, les habitants d'Inga font entendre leur voix. Et quelle voix !
Dans une ville souvent associée aux crises humanitaires et aux défis sanitaires, une nouvelle bâtisse se dresse comme un symbole d’espoir et de résilience. Ce 11 décembre, Goma a franchi une étape décisive avec l’inauguration de sa première unité de production d’oxygène médical.
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